Kinshasa, 11 novembre 2025 – Alors que Kinshasa et Kigali s’apprêtent à lancer des opérations militaires conjointes contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’est de la RDC, le mouvement rebelle rwandais refuse toute reddition sans préalable politique.
Dans un message transmis à la presse, les FDLR conditionnent leur désarmement à l’ouverture d’un dialogue direct avec le régime de Paul Kagame.
Selon ce groupe, actif depuis plus de deux décennies dans les provinces de l’Est congolais, toute tentative de neutralisation par la force serait perçue comme une violation des droits des réfugiés rwandais, qu’ils affirment protéger contre des retours forcés orchestrés avec la complicité du HCR.
« Nous ne sommes pas des terroristes, nous défendons les droits des réfugiés rwandais qui refusent de retourner dans un pays où leur sécurité n’est pas garantie », déclare un porte-parole des FDLR.
Le mouvement appelle à une médiation internationale, qu’il considère comme la seule voie pour parvenir à un règlement politique durable du conflit et instaurer une stabilité régionale.
La position des FDLR intervient dans un contexte de fragilité sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC, où coexistent plusieurs groupes armés. L’annonce d’une collaboration militaire entre Kinshasa et Kigali suscite déjà des inquiétudes au sein de la population locale, traumatisée par les précédentes interventions rwandaises sur le sol congolais.
Alors que les préparatifs militaires s’accélèrent, plusieurs observateurs redoutent une escalade régionale si les demandes des FDLR sont ignorées, risquant de compromettre les efforts de paix déjà fragiles.
