Kinshasa, 02 décembre 2025- L’accord signé en février 2024 entre l’Union européenne et le Rwanda concernant l’approvisionnement en minerais essentiels reste une source de controverse.
Lundi, diverses associations et organisations de la société civile ont partagé leurs préoccupations avec la commission des pétitions du Parlement européen à Bruxelles.
Ces groupes critiquent vivement cet arrangement, arguant qu’il donne une sorte d’approbation à l’extraction illégale de minerais en République Démocratique du Congo (RDC) par l’intermédiaire du Rwanda. Ils demandent à l’UE de stopper ce partenariat, considérant qu’il ne respecte pas les droits des populations congolaises et qu’il encourage, même indirectement, l’instabilité dans l’est de la RDC.
« L’UE ne peut pas se rendre complice de la prédation des ressources congolaises, » a insisté un représentant d’une association congolaise lors de son audition.
Ce débat met une pression renouvelée sur la Commission européenne, à qui l’on demande de reconsidérer sa collaboration avec Kigali, surtout à la lumière des rapports des Nations Unies sur l’implication du Rwanda dans la région des Grands Lacs.
Cette situation délicate pourrait bien changer la donne de la politique européenne concernant les minerais jugés cruciaux.
