Kinshasa, 05 janvier 2026- Le Conseil de sécurité des Nations Unies s’apprête à tenir une réunion d’urgence ce lundi à 10h (15h GMT). L’objectif est de se pencher sur les lourdes conséquences de l’opération menée par les États-Unis qui a abouti à l’arrestation de Nicolás Maduro, le président vénézuélien.
Cette session a été formellement demandée par le gouvernement du Venezuela, avec l’appui de la Colombie. Les deux nations dénoncent une initiative qu’elles jugent unilatérale et en totale violation du droit international.
Cette convocation exceptionnelle survient dans un climat diplomatique déjà très tendu. Elle fait suite, en particulier, à l’enlèvement (ou la capture) de Maduro et à des attaques ciblées contre diverses institutions vénézuéliennes.
L’Union africaine n’a pas tardé à exprimer sa profonde inquiétude. Elle a fermement appelé au respect de la souveraineté des États, insistant sur l’importance cruciale du droit international et de l’intégrité territoriale.
La rencontre au Conseil de sécurité verra ses quinze membres, permanents et non-permanents, se réunir autour de ce dossier particulièrement délicat, dont les enjeux géopolitiques sont colossaux.
Plusieurs délégations devraient prendre la parole pour exiger des précisions, plaider pour un apaisement des tensions et une clarification des faits. De leur côté, les États-Unis pourraient tenter de justifier leur intervention en évoquant, par exemple, la lutte contre l’extrémisme ou la protection des institutions démocratiques.
Cette session promet d’être électrique, avec des répercussions possibles sur l’avenir des relations internationales, le respect de la Charte des Nations Unies et les principes fondamentaux de la souveraineté nationale.
Les résultats de cette assemblée seront scrutés avec la plus grande attention par la communauté mondiale et pourraient bien dessiner les grandes lignes de la diplomatie pour les mois à venir.
