Kinshasa, 22 septembre 2025- L’ouverture de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, ce lundi à New York, a placé l’égalité de genre et la participation des femmes au centre des préoccupations mondiales.
« Je rappelle que la paix et le développement ne peuvent être durables si les femmes, qui représentent la moitié de l’humanité, ne sont pas pleinement associées aux décisions » , a déclaré Annalena Baerbock, présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, soulignant l’urgence d’une action collective pour renforcer les droits des femmes.
Cette session coïncide avec le 30ᵉ anniversaire de la Conférence de Beijing de 1995, où 189 pays s’étaient engagés à garantir l’égalité de genre. Malgré ces engagements, les progrès restent lents et inégaux. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a averti d’un « retour inquiétant de la misogynie », soulignant que les avancées technologiques et l’intelligence artificielle renforcent les discriminations de genre. Il a également noté que l’absence d’une femme à la tête de l’ONU en 80 ans reflète une sous-représentation persistante des femmes dans les postes de pouvoir .
Sima Bahous, directrice exécutive d’ONU Femmes, a mis en lumière les impacts disproportionnés des conflits et des crises climatiques sur les femmes, avec 676 millions de femmes et de filles vivant dans des zones de conflit. Elle a également souligné que près de 10 % des femmes restent en situation de pauvreté extrême, malgré les progrès réalisés dans des domaines tels que l’éducation et la santé maternelle.
Les discussions ont également abordé les défis liés à la technologie et aux médias sociaux, qui amplifient les stéréotypes de genre et la violence en ligne. Les leaders ont réaffirmé leur engagement envers la Déclaration et la Plateforme d’action de Beijing, tout en appelant à une action mondiale renouvelée pour lutter contre les inégalités de genre ancrées .
Cette session de l’Assemblée générale des Nations unies représente une occasion cruciale pour les États membres de redoubler d’efforts en faveur de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes, en mettant en œuvre des politiques concrètes et en renforçant la coopération internationale.
