Kinshasa, 14 janvier 2026- Le groupe parlementaire Ensemble, dirigé par le député Christian Mwando Nsimba Kabulo, a saisi officiellement, ce mercredi 14 janvier 2026, le président de l’Assemblée nationale pour exiger la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les événements sécuritaires survenus à Bukama, dans la province du Haut-Lomami.
Cette démarche fait suite à des opérations menées le dimanche 11 janvier 2026 dans le quartier Kisanga Bioni, au cours desquelles une dizaine de civils ont trouvé la mort après avoir été assimilés à des présumés éléments du groupe Maï-Maï Bakata Katanga, selon plusieurs sources concordantes. Les faits auraient impliqué des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) déployés dans la zone.
Dans sa correspondance adressée au bureau de l’Assemblée nationale, le groupe Ensemble affirme que, outre les personnes tuées, des centaines de civils auraient été arrêtés de manière arbitraire, tandis que plusieurs autres auraient été grièvement blessés au cours de ces interventions sécuritaires.
Le document souligne que ces événements, largement commentés au sein de l’opinion publique, sont entourés de versions contradictoires émanant des autorités civiles, militaires et sécuritaires, ce qui, selon le groupe parlementaire, justifie l’ouverture d’une enquête parlementaire indépendante.
S’appuyant sur l’article 138 de la Constitution ainsi que sur l’article 201 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, Ensemble estime que la représentation nationale doit se saisir du dossier afin de faire la lumière sur les circonstances exactes des faits, vérifier le statut réel des personnes tuées, et établir les responsabilités éventuelles en cas de violations des droits humains.
« Au regard de l’extrême gravité des faits ainsi rapportés et des divergences observées entre les différentes versions officielles, il est impératif que l’Assemblée nationale diligente une commission d’enquête », indique la lettre signée par Christian Mwando Nsimba Kabulo.
Le groupe parlementaire appelle enfin le bureau de l’Assemblée nationale à traiter ce dossier avec urgence, dans un contexte marqué par une forte tension sécuritaire dans la région et par des inquiétudes croissantes quant au respect des procédures légales lors des opérations contre les groupes armés.
