Kinshasa, 17 Janvier 2026- Le chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, médiateur désigné par l’Union africaine pour la crise dans l’est de la RDC, a tenu ce samedi, à Lomé, une réunion de haut niveau avec un panel de facilitateurs dont les anciens présidents Olusegun Obasanjo du Nigeria, Uhuru Kenyatta du Kenya, Catherine Samba-Panza de la Centrafrique, Mokgweetsi Masisi du Botswana et Sahle-Work Zewde de l’Éthiopie ainsi que des représentants des pays directement concernés dont la RDC, Rwanda, Angola, Burundi, Ouganda, les États-Unis, Qatar, France et des organisations régionales et multilatérales.
L’objectif affiché était clair celui de consolider la cohérence des multiples initiatives de paix engagées depuis 2025 et éviter la fragmentation des efforts diplomatiques.
La réunion a salué les avancées obtenues sous les auspices américains ainsi que qataris également le mis en avant la conférence de Paris d’octobre 2025 en soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs.
Les participants ont réaffirmé la centralité du processus de médiation dirigé par le Togo, tout en appelant à une meilleure harmonisation avec les initiatives de l’EAC, de la SADC et de la CIRGL.
Ils ont pressé les parties notamment le gouvernement congolais et l’AFC/M23 d’accélérer de bonne foi la mise en œuvre des engagements déjà pris et de reprendre sans délai les négociations sur les six protocoles thématiques restants du cadre de Doha.
Ce rendez-vous de Lomé apparaît comme une tentative africaine déterminée de reprendre la main sur un processus de paix jusqu’ici très influencé par Washington et Doha, dans un contexte où les violences persistent malgré les signatures successives.
Reste désormais à voir si cette volonté de coordination et de suivi structuré se traduira par une désescalade réelle sur le terrain de l’est de la RDC.
