Kinshasa, 20 janvier 2026- La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc ne se limite plus au terrain. Elle fait désormais trembler la sphère politique. Les répercussions du match remporté par le Sénégal continuent de provoquer des réactions explosives, surtout au Maroc.
Un député marocain n’a pas tardé à réagir publiquement, demandant que l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala soit poursuivi en justice. Sa déclaration a surpris par sa virulence, reflétant un climat post-finale particulièrement tendu.
La défaite du pays hôte à Rabat, alors que le Maroc espérait mettre fin à une attente de cinquante ans, a généré une frustration palpable. Lors d’une session parlementaire, l’élu a accusé l’arbitre de « collusion » et de « graves manquements ». Sur les réseaux sociaux, ses propos ont enflammé les internautes : « Il a fait voler en éclats notre rêve, il doit être jugé et condamné ici. »
Plus inquiétant encore, le parlementaire a évoqué des pratiques mystiques attribuées aux joueurs sénégalais, pointant notamment le moment où l’équipe sénégalaise a temporairement quitté la pelouse après le penalty contesté. Selon lui, l’arbitre aurait dû déclarer le Maroc vainqueur immédiatement, et la reprise du match est qualifiée d’« illogique ».
Cette polémique survient alors que le Maroc contestait déjà le tournoi pour ses coûts jugés disproportionnés par rapport aux besoins sociaux. Pendant ce temps, le Sénégal célèbre un deuxième sacre continental après 2021, tandis que le Maroc continue d’attendre son premier titre depuis 1976. Avec cette sortie parlementaire, une simple défaite sportive se transforme en affaire quasi judiciaire.
