Kinshasa, 20 Janvier 2026- La partie Est de la République démocratique du Congo, fait face à une crise humanitaire d’une ampleur dramatique. Selon le gouvernement congolais, les violences attribuées à l’armée rwandaise et aux combattants du M23-AFC auraient causé la mort de 1 500 civils, provoqué le déplacement de près de 300 000 personnes et laissé environ 12 000 enfants privés de leurs familles et de toute scolarisation.
Ces chiffres alarmants ont été rendus publics par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, à l’issue d’une réunion de crise présidée par la Première ministre Judith Suminwa.
Cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs membres du gouvernement afin d’évaluer la situation sécuritaire et humanitaire dans la ville d’Uvira et ses environs, durement touchés par les récents affrontements.
Selon les autorités, les violences ont entraîné la destruction d’infrastructures civiles, l’abandon précipité de quartiers entiers et une rupture quasi totale des services de base.
Les populations déplacées, massées dans des sites de fortune ou accueillies par des familles déjà vulnérables, manquent cruellement de nourriture, d’eau potable et de soins médicaux.
Le gouvernement congolais affirme travailler à la mise en place d’une réponse humanitaire d’urgence, en coordination avec les partenaires nationaux et internationaux, tout en réitérant son appel à la communauté internationale pour une mobilisation accrue face à ce qu’il qualifie de catastrophe humanitaire majeure.
Kinshasa a également réaffirmé sa position sur la nécessité du retrait total et sans condition des forces étrangères du territoire congolais, estimant que seule une solution politique et sécuritaire durable permettra de mettre fin aux souffrances des populations civiles de l’Est du pays.
