Kinshasa, 27 janvier 2026- Il y a un an jour pour jour, la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, passait sous le contrôle de l’AFC/M23, un événement qui a marqué un tournant majeur dans l’histoire récente de la région.
Cette chute, longtemps jugée impossible par les autorités de Kinshasa, a mis en lumière les profondes failles du régime actuel.
Félix Tshisekedi avait pourtant assuré à plusieurs reprises que Goma ne tomberait jamais. Sur le terrain, plus de 44 000 hommes issus d’une coalition hétéroclite FARDC, FDLR, groupes Wazalendo, éléments burundais, mercenaires roumains, forces de la SADC, entre autres étaient déployés pour défendre la ville. Malgré cette présence massive, la coalition a été rapidement mise en déroute par les forces de l’AFC/M23.
Aujourd’hui, un an après, plusieurs habitants de Goma dressent un constat inattendu : la situation sécuritaire se serait améliorée par rapport à la période précédant la chute de la ville.
Selon des témoignages locaux, la criminalité aurait reculé et un climat de paix relative règnerait dans plusieurs quartiers, contrastant avec les années d’instabilité chronique sous l’administration de Kinshasa. Face à ces témoignages, Kinshasa note quand à lui, la dégradation de la situation sécuritaire caractérisée par les tueries, enlèvements orchestrés par les rebelles du M23/AFC pourtant ils se réclament être libérateurs. Le même constat a été fait par les organisations internationales de droit de l’homme.
Pendant ce temps, dans la capitale congolaise, Kinshasa, le régime de Félix Tshisekedi fait face à de graves accusations, notamment des détournements de fonds publics et des violations répétées des droits de l’homme, dénoncées par des acteurs de la société civile et des observateurs indépendants.
Un an après la chute de Goma et autres coins de l’Est, l’incapacité des autorités de Kinshasa à reprendre le contrôle de la ville et ses environs s’impose comme l’un des échecs sécuritaires les plus marquants du régime actuel. Malgré les annonces répétées, les mobilisations militaires et l’appui de forces régionales et étrangères, aucune reconquête n’a été réalisée, alimentant une vive controverse sur la stratégie politique et militaire adoptée par le pouvoir central.
Le président Félix Tshisekedi apparaît de plus en plus fragilisé par des soupçons de trahison et de déloyauté au sein même de la hiérarchie militaire qui alimentent actuellement les arrestations récentes de hauts responsables, dont l’ancien chef d’état-major général des FARDC, le général Christian Tshiwewe
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