Kinshasa, 29 janvier 2026- La situation humanitaire dans le camp des réfugiés congolais de Ngozi atteint un niveau critique. Selon des témoignages concordants recueillis sur place, aucune prise en charge sanitaire n’y est assurée, laissant des milliers de réfugiés sans accès aux soins médicaux les plus élémentaires.
D’après Jean-Paul Paluku Ngahangondi, coordinateur de la CRDH, les structures de santé sont tout simplement inexistantes dans le camp. Les réfugiés sont ainsi privés de soins essentiels, y compris en cas d’urgences médicales, de maladies chroniques ou de complications liées à la grossesse.
« Nous avons documenté au moins 25 décès directement liés à l’absence totale de soins sanitaires », affirme-t-il ce jeudi, lors de la présentation du rapport sur la situation humanitaire des réfugiés congolais.
Face à ce désespoir grandissant, certains réfugiés ont tenté de regagner clandestinement la République démocratique du Congo en traversant la rivière Ruzizi, malgré les risques évidents. Ces tentatives se sont révélées dramatiques : quinze (15) personnes ont trouvé la mort par noyade, selon des chiffres confirmés.
D’autres décès ont également été enregistrés au sein même du camp, conséquence directe de l’absence de toute assistance médicale. Cette accumulation de pertes humaines met en lumière l’extrême vulnérabilité des réfugiés et l’inaction face à une crise pourtant évitable.
Cette situation illustre la gravité de la crise humanitaire qui sévit au camp de Ngozi et souligne l’urgence d’une intervention sanitaire immédiate.
Les acteurs humanitaires et les autorités compétentes sont appelés à agir sans délai afin d’éviter une aggravation du bilan humain.
