Kinshasa, 30 janvier 2026- La République démocratique du Congo a officiellement décidé de présenter son propre candidat au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en réponse à la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo, qui ambitionne un troisième mandat consécutif à la tête de l’institution.
La décision a été entérinée vendredi lors d’une réunion du Conseil des ministres, selon le compte rendu officiel du gouvernement. Par cette démarche, Kinshasa entend affirmer son poids politique et diplomatique au sein de l’espace francophone, dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes avec le Rwanda, notamment en lien avec la crise sécuritaire qui sévit dans l’est de la RDC.
Secrétaire générale de l’OIF depuis 2019, Louise Mushikiwabo avait été reconduite en 2022 pour un second mandat. Sa volonté de briguer un nouveau mandat ne fait cependant pas l’unanimité parmi les États membres. Plusieurs capitales, dont Kinshasa, estiment qu’une alternance à la tête de l’organisation est nécessaire afin de préserver l’équilibre institutionnel et de renforcer la crédibilité de l’OIF.
Pour la RDC, la Francophonie ne doit pas seulement être un cadre linguistique et culturel, mais également un espace de solidarité, de respect des valeurs démocratiques et de promotion de la paix. La présentation d’un candidat congolais s’inscrit ainsi dans une volonté de défendre ces principes et de faire entendre la voix d’un pays qui compte parmi les États les plus peuplés de l’espace francophone.
Cette annonce ouvre la voie à une compétition diplomatique qui s’annonce stratégique, alors que les discussions autour de la succession à la tête de l’OIF devraient s’intensifier dans les mois à venir.
La candidature congolaise pourrait rebattre les cartes au sein de l’organisation et relancer le débat sur la gouvernance et l’avenir de la Francophonie.
