Kinshasa, 31 janvier 2026- Après avoir été aperçu à Goma aux côtés des dirigeants du M23/AFC, Claude Ibalanky Ekolomba, ancien ambassadeur itinérant du chef de l’État Félix Tshisekedi et coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, a de nouveau pris la parole pour dénoncer la gouvernance en République démocratique du Congo et le déroulement des élections de 2023.
Dans un message relayé par le journaliste Bujakera, ce dernier qualifie les élections de 2023 de « désastre d’organisation », estimant que la préparation et la gestion des scrutins ont été chaotiques et ont compromis la transparence du processus.
L’ancien proche de Tshisekedi déplore également le recul du principe « Le Peuple d’abord », soulignant que les politiques publiques ont progressivement délaissé les besoins fondamentaux de la population au profit d’intérêts partisans et personnels. Il affirme que ce glissement a eu des conséquences directes sur les secteurs sociaux et sur le progrès démocratique, laissant apparaître une distance croissante entre les dirigeants et les citoyens.
Par ailleurs, Claude Ibalanky critique la montée du népotisme et du favoritisme dans la gestion du pays. Une manière pour lui de dénoncer des nominations et des décisions qui privilégient les liens personnels plutôt que la compétence ou l’intérêt national.
Pour lui, cette logique de partage et de favoritisme a contribué à la dégradation générale de la gouvernance, rendant l’administration moins efficace, moins transparente et moins attentive aux besoins de la population.
Ces critiques interviennent alors que l’ancien diplomate a été vu publiquement à Goma aux côtés de Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa, leaders du M23/AFC. Cette apparition a provoqué une vive controverse et conduit le regroupement Réveil Populaire (REPOP) à le radier définitivement, soulignant qu’il ne pouvait plus engager le regroupement.
Bien que Claude Ibalanky continue de nier toute adhésion formelle, sa présence aux côtés du M23 est largement perçue comme un ralliement implicite, suscitant des interrogations sur ses intentions politiques et l’impact de ses alliances sur la stabilité et l’intégrité territoriale de l’est du pays.
