Kinshasa, 2 février 2026- Alors que l’année académique 2025-2026 vient tout juste de démarrer, une situation alarmante se dessine dans la ville de Bukavu. La Synergie des Étudiants de la RDC (SEWA-RDC) tire la sonnette d’alarme face à une série d’abandons forcés d’étudiants, conséquence de méthodes de recouvrement des frais académiques jugées brutales.
Selon l’organisation étudiante, dès les premières semaines de la rentrée, de nombreux étudiants, surtout ceux de première année (Bac 1), ont été expulsés des auditoires et privés de toute participation aux évaluations.
« Les mécanismes de recouvrement ne se limitent plus aux bureaux administratifs : ils s’imposent désormais au cœur même des salles de cours », dénonce la SEWA-RDC.
Cette pratique, outre son caractère humiliant, risque de compromettre durablement l’avenir de la jeunesse estudiantine. Livrés à eux-mêmes, certains jeunes tentent de survivre grâce à de petits métiers informels, tandis que d’autres sombrent dans l’alcoolisme ou développent des comportements antisociaux. La situation s’inscrit dans un contexte déjà fragile, marqué par la crise bancaire, l’insécurité et la précarité sociale croissante.
Pour la SEWA-RDC, ces mesures mettent en danger non seulement la scolarité des étudiants, mais aussi la cohésion sociale et le développement futur de la ville.
L’organisation appelle les autorités universitaires et gouvernementales à trouver des alternatives de recouvrement respectueuses des droits des étudiants, afin de prévenir un décrochage massif qui pourrait avoir des conséquences graves sur l’avenir de la jeunesse congolaise.
