Kinshasa, 02 février 2026- Quarante-trois (43) combattants appartenant aux groupes armés M23-AFC, appuyés par le Rwanda Defence Force (RDF), se sont rendus aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
Ces redditions font suite aux récentes opérations militaires menées par les FARDC dans le territoire de Fizi, a annoncé l’état-major des opérations Sukola 2 Sud.
Selon des sources militaires, cette vague de redditions intervient après de lourdes pertes enregistrées par les groupes armés lors des affrontements autour du retranchement stratégique dit Point Zéro et de ses environs, dans les hauts plateaux de Minembwe. Les combats ont opposé les FARDC aux éléments du M23-AFC, soutenus par le RDF et alliés aux factions Twirwaneho, Ngumino et Red Tabara.
La pression exercée par les forces loyalistes aurait contraint plusieurs combattants à abandonner leurs positions, provoquant un effondrement partiel des lignes ennemies dans cette zone longtemps marquée par l’insécurité.
Présentés à l’état-major de l’axe Uvira, les ex-combattants rendus, majoritairement d’anciens militaires des FARDC enrôlés de force ou par manipulation, ont évoqué la fatigue, la précarité des conditions de vie ainsi que les mauvais traitements subis au sein des groupes armés. Ils ont témoigné du calvaire vécu dans les rangs rebelles, affirmant avoir été abandonnés sans assistance après les revers militaires.
S’exprimant sur cette situation, le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, a réaffirmé la détermination des FARDC à poursuivre les opérations de neutralisation des forces négatives « jusqu’à leur dernier retranchement ».
Il a, par ailleurs, lancé un appel pressant aux autres combattants encore actifs à déposer les armes et à saisir la main tendue de la République.
Les autorités militaires ont assuré que toutes les personnes rendues seront prises en charge conformément aux procédures en vigueur, dans le respect des droits humains et des mécanismes de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).
Cette nouvelle reddition collective est perçue comme un signal fort du recul progressif des groupes armés dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, où les FARDC poursuivent leurs efforts pour restaurer durablement la paix et l’autorité de l’État.
