Kinshasa, 3 février 2026- Après l’effondrement meurtrier d’une mine de coltan à Rubaya ayant causé plus de 200 morts, la coalition AFC/M23 a dans un communiqué daté du premier février, imputé la responsabilité de la catastrophe aux autorités de Kinshasa.
Dans ce document, l’AFC/M23 affirme que la tragédie de Rubaya serait la conséquence de conditions climatiques exceptionnelles, notamment les fortes pluies ayant fragilisé le sol, et accuse le gouvernement congolais de vouloir politiser un drame humain pour masquer ce qu’elle qualifie de gestion défaillante et historique du secteur minier artisanal.
Pour appuyer ses accusations, le mouvement rebelle dresse une liste de plusieurs effondrements miniers mortels survenus entre 2015 et 2025 dans différentes provinces du pays, dont le Haut-Katanga, le Lualaba, le Sud-Kivu, l’Ituri et le Maniema.
Selon l’AFC/M23, ces événements illustrent une négligence persistante des autorités centrales dans l’encadrement et la sécurisation des mines artisanales.
Tout en rejetant les responsabilités, l’AFC/M23 se dit « profondément attristée » par la mort de centaines de creuseurs artisanaux, contraints de travailler dans des conditions précaires pour subvenir aux besoins de leurs familles.
Par ailleurs, le mouvement adresse ses condoléances aux proches des victimes et réaffirme sa solidarité avec les communautés affectées par ce drame.
Sur le plan humanitaire, la coalition affirme avoir pris en charge plusieurs blessés, dont les cas les plus graves auraient été évacués vers l’Hôpital Général de Référence de Goma. Elle indique également avoir contribué à l’inhumation « digne et respectueuse » des victimes retrouvées sous les décombres.
Le communiqué intervient dans un contexte de forte émotion nationale, marqué par des appels à une enquête indépendante, notamment de la part de l’opposant Martin Fayulu, et par l’indignation suscitée par la présence d’enfants parmi les creuseurs, dont un bébé de 2 ans figurant parmi les rescapés.
