Kinshasa, 10 février 2026- Les États-Unis durcissent le ton face à la persistance des violences dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Washington envisage désormais le recours à des sanctions ciblées comme levier pour contribuer au retour de la paix dans cette région en proie à une insécurité chronique.
Cette position a été réaffirmée mardi 9 février par Chris Smith, président d’une sous-commission du Congrès américain, lors d’une interview accordée à la journaliste Hariana Veras, accréditée à la Maison Blanche.
Dans sa déclaration, le responsable américain a insisté sur l’urgence de mettre fin aux tueries et de garantir que l’exploitation des ressources naturelles de la RDC bénéficie avant tout aux populations congolaises, plutôt qu’à des intérêts extérieurs. Selon lui, l’amélioration des conditions de vie des civils constitue un pilier central de l’engagement des États-Unis dans la région des Grands Lacs.
« Nous travaillons au mieux avec le président Donald Trump, qui comprend la situation et se soucie profondément de votre bien-être à tous. Nous voulons mettre fin aux violences. Nous voulons que les minerais et toutes les autres activités d’extraction profitent à votre population, et non à d’autres, afin que votre niveau de vie puisse être sensiblement amélioré », a déclaré Chris Smith.
Le président de la sous-commission a également souligné que les États-Unis se disent prêts à utiliser tous les instruments diplomatiques et politiques disponibles, y compris les sanctions, pour favoriser des solutions durables et équitables à la crise.
« Nous sommes à vos côtés dans la prière comme dans l’action, et nous utiliserons tous les leviers à notre disposition, y compris les sanctions, pour tenter d’aboutir à des solutions justes », a-t-il ajouté.
Cette prise de position intervient alors que la situation sécuritaire dans l’est de la RDC reste préoccupante, marquée par la présence de groupes armés, des violences contre les civils et une exploitation illégale des ressources naturelles.
Les sanctions envisagées par Washington pourraient viser des individus ou entités impliqués dans l’insécurité ou le pillage des richesses congolaises.
