Kinshasa, 12 février 2026- Le gouvernement zimbabwéen a approuvé un projet de loi d’amendement constitutionnel visant à prolonger la durée du mandat présidentiel et celui du Parlement, passant de cinq à sept ans. Si cette réforme est adoptée, elle pourrait permettre au président Emmerson Mnangagwa de rester au pouvoir jusqu’en 2030, au lieu de 2028, date prévue pour la fin de son second mandat selon la Constitution actuelle.
Dans un communiqué officiel, les autorités justifient cette initiative par la nécessité d’assurer la continuité des politiques publiques et de donner au gouvernement davantage de temps pour mettre en œuvre des programmes de développement à long terme. Selon l’exécutif, un cycle électoral plus long favoriserait une meilleure stabilité institutionnelle et économique.
Le projet de loi ne se limite pas à la durée des mandats. Il prévoit également des changements concernant le mode d’élection du président ainsi que la structure et le fonctionnement des instances électorales du pays. Ces ajustements pourraient avoir un impact important sur l’organisation des futures élections et sur l’équilibre du système démocratique.
Cette proposition intervient dans un contexte de débat politique intense au Zimbabwe, où la question d’une éventuelle prolongation du pouvoir présidentiel anime la scène nationale depuis plus d’un an. Certains observateurs y voient une tentative de modifier les règles en faveur du pouvoir en place, tandis que le gouvernement affirme agir dans l’intérêt de la stabilité et de la planification stratégique.
De son côté, le président Mnangagwa a toujours nié toute intention de prolonger son mandat au-delà des limites actuelles. Il s’est présenté à plusieurs reprises comme un « constitutionnaliste » et a assuré qu’il quitterait ses fonctions en 2028, à l’issue de son second mandat.
Le texte est désormais transmis au Parlement, où il devra être débattu et approuvé avant toute entrée en vigueur. Les discussions à venir s’annoncent décisives, tant pour l’avenir institutionnel du Zimbabwe que pour la trajectoire politique du président Mnangagwa.
