Kinshasa, 31 mars 2026- La situation sécuritaire reste préoccupante dans l’est de la République démocratique du Congo. Un enseignant de l’Institut Panzi de Kamanyola, identifié comme Banywesize Bashimbwa Jean, a été enlevé dans la soirée du dimanche 29 mars 2026 dans la cité de Kamanyola, située dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu, selon plusieurs sources locales.
D’après des témoignages concordants recueillis sur place, la victime, également syndicaliste au sein du Syndicat des enseignants du Congo (SYCO), aurait été interpellée par des éléments rebelles du M23, soutenus par les Forces de défense rwandaises. Les circonstances exactes de cet enlèvement ainsi que les motifs de son arrestation ne sont pas encore clairement établis.
Depuis son interpellation, l’enseignant serait détenu dans la cité de Kamanyola sans aucune communication officielle sur sa situation.
Aucune charge n’a été annoncée, et les autorités locales n’ont pas encore réagi publiquement à cette affaire, ce qui alimente l’inquiétude au sein de la population et particulièrement dans le secteur éducatif.
Dans la communauté éducative de Kamanyola, la tension est palpable.
Collègues enseignants, responsables scolaires et acteurs syndicaux dénoncent un acte grave qui menace la sécurité des professionnels de l’éducation dans une zone déjà marquée par l’instabilité sécuritaire. Ils appellent à la libération immédiate de leur collègue et demandent l’implication urgente des autorités provinciales et nationales.
Plusieurs acteurs locaux sollicitent également l’intervention des organisations de défense des droits humains afin de garantir l’intégrité physique de l’enseignant et d’obtenir des informations claires sur sa situation. Pour eux, cet enlèvement constitue une atteinte aux droits fondamentaux et un signal inquiétant pour l’ensemble du personnel éducatif dans la région.
Cet incident intervient dans un contexte sécuritaire tendu au Sud-Kivu, où les populations civiles continuent de subir les conséquences des conflits armés et des activités des groupes rebelles dans plusieurs localités, notamment dans les zones frontalières et rurales.
La communauté éducative espère désormais une réaction rapide des autorités compétentes afin d’obtenir la libération de Banywesize Bashimbwa Jean et de garantir la sécurité des enseignants dans cette partie du pays.
