Kinshasa, 6 mai 2026- Lors d’une conférence de presse organisée dans la capitale congolaise, le président de la République, Félix Tshisekedi, a livré un message ferme sur le rôle des médias dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires.
Au cœur de son intervention, le chef de l’État a tenu à clarifier une ligne qu’il juge essentielle : celle qui sépare la liberté de la presse du devoir de patriotisme. Selon lui, ces deux principes ne sont pas incompatibles, bien au contraire.
« Le patriotisme républicain n’est nullement opposé à l’exercice du journalisme », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité pour les professionnels des médias d’exercer leur métier avec responsabilité, surtout en période sensible.
Dans un contexte qu’il qualifie d’« agression », Félix Tshisekedi a mis en garde contre certaines pratiques médiatiques susceptibles de nuire à la stabilité des institutions. Il a notamment dénoncé la diffusion d’informations qui, selon lui, affaibliraient volontairement l’État.
« Une information qui fragilise volontairement l’État au profit d’un agresseur ne relève pas de la liberté de la presse, mais s’apparente à une forme de complicité », a-t-il déclaré avec fermeté.
Cette prise de position intervient dans un climat où la question du rôle des médias en temps de crise est de plus en plus débattue en République démocratique du Congo. Entre exigence d’informer librement et impératif de préserver l’intérêt national, le débat reste ouvert.
Par cette sortie, le président congolais semble vouloir tracer une ligne rouge claire : celle d’un journalisme libre, mais conscient de son impact sur la cohésion nationale et la souveraineté du pays.
