Bunia, 6 mai 2026-Le centre pastoral des peuples autochtones de Mungbere, situé à environ 130 kilomètres d’Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uélé, fait face à une situation critique après l’arrivée massive de déplacés en provenance du territoire de Mambasa, dans la province voisine de l’Ituri.
Selon des sources locales relayées mercredi, plus de cent cinquante personnes issues des communautés autochtones, communément appelées pygmées, ont trouvé refuge dans cette structure religieuse, fuyant l’insécurité persistante dans leur zone d’origine.
Parmi ces déplacés figurent des hommes, des femmes et de nombreux enfants, dont certains ont été séparés de leurs parents lors de leur fuite. La situation est d’autant plus préoccupante que le groupe comprend également des femmes enceintes, des personnes âgées, des malades ainsi que des personnes vivant avec handicap, accentuant la vulnérabilité globale de ces populations.

« Notre centre est aujourd’hui submergé par nos frères qui fuient la guerre à Mambasa. Nous n’avons plus la capacité de les prendre en charge », a alerté Évariste Lolando, responsable du centre pastoral de Mungbere.
Face à cet afflux, les conditions de vie se détériorent rapidement.
Le manque de nourriture, d’abris adéquats et de soins de santé met en péril la survie des déplacés, déjà fragilisés par les violences et les déplacements forcés.

Cette nouvelle vague de déplacement illustre une fois de plus l’impact humanitaire des conflits armés dans l’est de la République démocratique du Congo, où l’insécurité continue de pousser des milliers de civils à abandonner leurs villages.
Les acteurs humanitaires et les autorités locales sont appelés à intervenir en urgence afin d’apporter une assistance adaptée à ces populations en détresse, alors que les capacités d’accueil du centre pastoral sont désormais dépassées.
