Bukavu, 13 mai 2026-Une forte délégation des autorités provinciales du Sud-Kivu et des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) s’est rendue, mardi 12 mai, à Sange, dans la plaine de la Ruzizi, quelques jours après le retrait signalé des rebelles du M23 et des troupes rwandaises de plusieurs localités situées le long de la Route nationale numéro 5 reliant Bukavu à Uvira.
Conduite par le vice-gouverneur du Sud-Kivu, Jean Jacques Elakano, cette mission officielle visait à réaffirmer le retour progressif de l’autorité de l’État dans cette partie stratégique de la province, longtemps marquée par l’insécurité et les tensions communautaires.
Face à la population locale, le vice-gouverneur a insisté sur la nécessité de promouvoir la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble entre les différentes communautés de la région. Dans un contexte encore fragile après plusieurs mois de violences et de méfiance, il a appelé les habitants à éviter toute forme de stigmatisation ou de règlement de comptes.
« Personne ne devrait être arrêté simplement parce qu’il appartient à telle ou telle communauté. Nous devons éviter de nous pointer du doigt. Le moment est venu de reconstruire notre province dans l’unité », a déclaré Jean Jacques Elakano devant les habitants de Sange.
Selon plusieurs sources locales, les combattants du M23 ainsi que les troupes rwandaises se sont retirés, entre vendredi et dimanche derniers, de certaines localités de la plaine de la Ruzizi, sur l’axe Bukavu-Uvira. Ce retrait suscite un mélange d’espoir et de prudence au sein des populations locales, qui attendent désormais des garanties sécuritaires durables.
La visite des autorités provinciales intervient alors que les FARDC tentent de consolider leur présence dans cette zone stratégique du Sud-Kivu, considérée comme un important corridor reliant plusieurs territoires de l’est de la République démocratique du Congo.
Malgré l’accalmie observée ces derniers jours, la situation demeure fragile dans plusieurs villages de la région, où les habitants espèrent un retour effectif de la stabilité, de l’administration publique et des activités socio-économiques.
