Kinshasa, 18 mai 2026-Le gouvernement britannique a officiellement déconseillé tout déplacement dans plusieurs provinces de l’est de la République démocratique du Congo à la suite de la résurgence de l’épidémie d’Ebola déclarée en Ituri le 15 mai dernier. Cette décision intervient dans un contexte marqué à la fois par l’urgence sanitaire et la détérioration de la situation sécuritaire dans la région.
Alors que les autorités sanitaires congolaises tentent de contenir la propagation du virus, le Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) a publié, le 17 mai, une mise à jour de ses conseils aux voyageurs plaçant l’Ituri parmi les zones formellement déconseillées.
L’avertissement britannique concerne également les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Maniema, du Tanganyika et du Haut-Lomami.
Dans son communiqué, Londres évoque les risques liés à la propagation d’Ebola, mais aussi l’insécurité persistante dans l’est de la RDC, marquée notamment par les affrontements armés et les déplacements massifs de populations. Les autorités britanniques soulignent que leur capacité d’assistance consulaire en dehors de Kinshasa reste « sévèrement limitée ».
Le FCDO rappelle également que les aéroports de Goma et de Bukavu demeurent non opérationnels depuis leur prise de contrôle par les rebelles du M23, appuyés selon Kinshasa par les forces rwandaises. Cette situation complique davantage les mouvements des civils ainsi que les opérations humanitaires et sanitaires dans les zones affectées.
Cette nouvelle alerte diplomatique intervient alors que plusieurs pays renforcent déjà les mesures de vigilance autour de la RDC afin d’éviter une propagation transfrontalière de l’épidémie.épidémie
Les autorités congolaises, de leur côté, poursuivent les opérations de surveillance sanitaire, de traçage des contacts et de sensibilisation des populations dans les zones touchées.
Les partenaires internationaux de santé appellent également au respect strict des mesures de prévention, notamment l’hygiène des mains, le signalement rapide des cas suspects et la limitation des déplacements non essentiels dans les zones affectées.
