Kinshasa, 05 juin 2026-Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé que plus de la moitié des ressortissants de pays tiers accueillis temporairement sur son territoire en provenance des États-Unis ont déjà quitté le pays pour regagner leurs États d’origine.
Dans un communiqué publié ce jeudi 5 juin par le ministère de la Communication et Médias, les autorités précisent que la mise en œuvre du dispositif d’accueil temporaire se poursuit conformément aux orientations annoncées dans les communications gouvernementales des 5 et 17 avril 2026.
Selon le gouvernement, sur les quinze ressortissants admis en RDC le 17 avril dernier dans le cadre de ce mécanisme, plus de la moitié ont déjà quitté le territoire national. D’autres départs devraient intervenir prochainement, poursuit le communiqué.
Les autorités congolaises estiment que cette évolution confirme le caractère « strictement transitoire, temporaire et limité dans le temps » de ce dispositif, tel qu’annoncé dès son lancement. Elles réaffirment également leur attachement au respect de la souveraineté nationale, des lois de la République et des intérêts supérieurs de la Nation.
Cette mise à jour intervient alors que le dossier continue de susciter des débats au sein de l’opinion publique congolaise. En avril dernier, l’arrivée à Kinshasa de quinze migrants expulsés des États-Unis dans le cadre d’un accord de coopération migratoire entre Washington et Kinshasa avait provoqué de nombreuses interrogations.
Le gouvernement avait alors expliqué qu’il s’agissait de ressortissants de pays tiers accueillis temporairement en RDC, en attendant leur réorientation ou leur retour vers leurs pays d’origine. Selon les autorités, les frais liés à leur hébergement et à leur prise en charge étaient supportés par la partie américaine.
Toutefois, l’opération avait suscité des critiques de plusieurs acteurs politiques et membres de la société civile, certains réclamant davantage de transparence sur les termes exacts de l’accord conclu avec les États-Unis et exprimant des inquiétudes quant aux implications de ce dispositif pour la souveraineté du pays.
Le communiqué publié ce 5 juin semble ainsi répondre à ces préoccupations en soulignant que la majorité des personnes concernées ont déjà quitté la RDC, confirmant ainsi le caractère provisoire de leur séjour sur le territoire congolais.
