Kinshasa, 26 juin 2026- La Coalition des Patriotes pour le Changement de la Constitution (CPC) a pris ses distances avec la plateforme C64, marquant ainsi une nouvelle fracture au sein de l’opposition politique congolaise.
Dans une déclaration rendue publique, les dirigeants de la CPC ont affirmé leur refus de rejoindre une dynamique qu’ils estiment être influencée par l’ancien président Joseph Kabila et le président rwandais Paul Kagame. Se définissant comme un mouvement patriotique et souverainiste, la coalition soutient que son combat est exclusivement orienté vers la défense de la souveraineté nationale et des intérêts du peuple congolais.
Contrairement à plusieurs forces politiques de l’opposition qui s’opposent à toute révision constitutionnelle, la CPC se prononce en faveur d’un changement de la Constitution. Selon ses responsables, le pays a besoin d’un nouveau texte fondamental capable de répondre aux réalités sociales actuelles, de renforcer la souveraineté de la République et d’assurer une meilleure gouvernance des institutions.
La coalition préconise également la suppression de certaines institutions qu’elle considère comme budgétivores, estimant qu’elles pèsent lourdement sur les finances publiques sans apporter une réelle plus-value au fonctionnement de l’État.
Dans sa déclaration, la CPC s’est particulièrement attaquée à l’article 214 de la Constitution qu’elle qualifie de danger pour la République. Les responsables de la plateforme considèrent cette disposition comme un véritable piège constitutionnel susceptible, selon eux, de fragiliser davantage la souveraineté nationale.
La déclaration a été lue par le président du mouvement Maï-Maï Pathy Katanga, présenté par ses partisans comme l’une des figures les plus offensives de l’opposition congolaise. Son intervention marque l’entrée remarquée de la CPC dans le débat national autour de l’avenir de la Constitution et de la gouvernance du pays.
Cette prise de position intervient dans un contexte de vives discussions sur les réformes institutionnelles, alors que les divergences se multiplient au sein de la classe politique congolaise quant à la voie à suivre pour l’avenir de la République.
