Kinshasa, 19 juillet 2026- Dans une déclaration relayée sur le compte X de la présidence rwandaise, le président Paul Kagame a affirmé que ceux qui disent vouloir « faire disparaître le M23 » cherchent également, selon lui, à faire disparaître le Rwanda.
« Lorsqu’ils ont dit qu’ils feraient disparaître le M23, ils voulaient dire qu’ils feraient disparaître même le Rwanda, qu’ils nous feraient disparaître. Eh bien, je ne peux pas souhaiter qu’une telle chose arrive. Je ne peux pas l’encourager. Mais si cela arrive, si je n’ai pas été en mesure de l’éviter, je pense qu’ils nous trouveront prêts », a déclaré Paul Kagame.
Le chef de l’État rwandais a également dénoncé ce qu’il considère comme des tentatives visant à faire taire le Rwanda, estimant que demander au pays de se taire reviendrait, selon lui, à soutenir ceux qui veulent lui nuire.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par les tensions persistantes dans la région des Grands Lacs, notamment autour du conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo où le M23 est au centre des affrontements et des accusations de soutien extérieur.
Les autorités congolaises accusent Kigali d’appuyer cette rébellion, tandis que le Rwanda rejette ces accusations et affirme que sa position est motivée par des préoccupations liées à sa sécurité.
La déclaration de Paul Kagame sur le M23 a suscité des interrogations sur les liens entre Kigali et ce mouvement armé. En associant directement le sort du M23 à celui du Rwanda, le président rwandais montre que cette question est considérée comme un enjeu majeur pour son pays.
Toutefois, ces propos ne constituent pas une reconnaissance explicite d’un financement, d’un armement ou d’un contrôle direct du M23 par le Rwanda. Ils traduisent plutôt une lecture politique et sécuritaire du conflit, dans laquelle Kigali présente la question du M23 comme liée à ses intérêts stratégiques.
