Kinshasa, 19 juillet 2026- L’opposition congolaise reste déterminée à organiser sa marche du 22 juillet prochain, malgré l’annonce par le président Félix Tshisekedi de l’ouverture d’un dialogue national inclusif destiné à renforcer la cohésion nationale et à apaiser les tensions politiques.
Réunis au sein de la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), plusieurs leaders de l’opposition continuent d’appeler à une mobilisation populaire à travers le pays afin d’exiger la démission du chef de l’État. Ils estiment que les revendications ayant motivé la manifestation demeurent inchangées, notamment leur opposition à toute initiative de révision constitutionnelle.
Cette position intervient alors que les confessions religieuses, dont la CENCO et l’ECC, ont salué l’initiative présidentielle et appelé aussi bien la majorité que l’opposition à s’engager dans le processus de dialogue.
Selon plusieurs sources, ces organisations ont même entrepris des démarches auprès de la C64 afin d’obtenir un report de la marche prévue à Kinshasa.
Jusqu’à présent, aucune annonce officielle d’annulation ou de report n’a toutefois été faite par les organisateurs. Au contraire, plusieurs responsables de l’opposition réaffirment leur volonté de maintenir la pression politique sur le pouvoir, considérant que le dialogue proposé ne répond pas encore à leurs principales préoccupations.
À trois jours de l’échéance, la tenue ou non de cette manifestation constitue ainsi un nouveau test pour le climat politique congolais, dans un contexte marqué par les débats autour de la gouvernance, de la Constitution et de la recherche d’un consensus national face aux défis sécuritaires auxquels le pays est confronté.
