Kinshasa, 05 septembre 2026- La cellule de communication du gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, a répondu aux accusations faisant état d’une éviction d’investisseurs chinois de la société Congo Corporation International SARL (CCI), engagés dans l’exploitation de la route de contournement BULUO-LWAMBO à Likasi.
Dans son droit de réponse intitulé « Likasi / Droit de réponse : la vérité sur la route BULUO-LWAMBO et le courage du gouverneur Kazembe », la communication du gouverneur rejette toute idée de guerre contre les investisseurs et soutient que l’intervention de Martin Kazembe Shula vise à obtenir davantage de transparence dans la gestion de cette infrastructure et de ses recettes.
Le camp Kazembe rappelle que la route BULUO-LWAMBO figure au point 112 de l’annexe de l’arrêté du ministre national des Infrastructures du 5 août 2025 et qu’elle est classifiée comme une route d’intérêt provincial.
Selon la cellule de communication, ce statut impose un contrôle rigoureux de sa gestion ainsi qu’une traçabilité claire des recettes destinées aux finances publiques.
Le droit de réponse revient également sur la convention de concession évoquée dans le dossier. Celle-ci porte sur une route de contournement de 22 kilomètres et prévoit une exploitation sur une période de 23 ans, pour un projet estimé à plus de 63 millions de dollars américains.
La communication du gouverneur estime toutefois que l’existence d’un contrat ne dispense pas ses bénéficiaires de rendre compte de son exécution.
Elle réclame ainsi des explications sur les investissements réalisés, les recettes générées par l’exploitation de la route et les mécanismes de leur reversement au Trésor public.
Selon le camp Kazembe, le gouverneur intérimaire a exigé un audit et une clarification autour de la gestion de cette infrastructure.
La cellule de communication rejette également les accusations selon lesquelles Martin Kazembe Shula aurait invoqué abusivement le nom du Chef de l’État.
Elle affirme, au contraire, que son action s’inscrit dans la vision défendue par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en matière de bonne gouvernance, de transparence, de protection du patrimoine public et de respect des lois de la République.
Pour les proches du gouverneur, assainir le climat des affaires ne signifie pas protéger aveuglément tous les contrats, mais garantir la sécurité juridique, la transparence et le respect des règles établies.
« Martin Kazembe n’a pas chassé les investisseurs. Il a chassé l’opacité », affirme la cellule de communication, qui considère que les accusations portées contre le gouverneur visent à discréditer son action.
Concernant les accusations faisant état d’une campagne dirigée contre la Première ministre Judith Suminwa et le ministre des Infrastructures John Banza, la communication du gouverneur les qualifie de fiction.
Elle assure que Martin Kazembe Shula travaille en harmonie avec le Gouvernement central et rejette toute tentative de présenter ce dossier comme un bras de fer entre les autorités provinciales et Kinshasa.
Le débat autour de la route de contournement de Likasi oppose ainsi deux versions : d’un côté, des accusations dénoncent une remise en cause d’une concession de 23 ans et une menace contre le climat des affaires ; de l’autre, le camp du gouverneur affirme agir pour défendre les intérêts de l’État et faire respecter les règles de transparence.
