Kinshasa, 04 septembre 2026 – l’opposant Delly Sessanga prend position dans le débat sur la fiscalisation des jeux d’argent en République démocratique du Congo. Il se dit favorable à une régulation et à une contribution fiscale du secteur, mais rejette le principe d’une taxation qui pèserait directement et indistinctement sur les gains des joueurs.
« Jeux d’argent : l’État doit taxer l’activité, pas vos gains ! », affirme Delly Sessanga, qui défend une approche fondée sur une contribution équitable des opérateurs du secteur.
Membre du présidium de la coalition C64 soutient plusieurs principes dont la fiscalisation des jeux, oui à une juste contribution des opérateurs et oui à la lutte contre la clandestinité. Il appelle toutefois l’État à éviter une pression fiscale excessive susceptible de pénaliser les joueurs ou de fragiliser davantage le secteur formel.
Pour Delly Sessanga, la fiscalité doit cibler en priorité l’activité économique générée par les opérateurs, plutôt que de multiplier les prélèvements sur les gains réalisés par les parieurs.
« Mais non à une fiscalité qui taxe tout ce qui bouge », insiste-t-il, dénonçant ainsi ce qu’il considère comme une approche fiscale trop large.
Cette prise de position intervient alors que les autorités congolaises cherchent à mieux encadrer le secteur des jeux d’argent et de hasard, notamment à travers l’identification des opérateurs, la lutte contre les activités clandestines et l’élargissement de l’assiette fiscale.
Le débat porte désormais sur l’équilibre à trouver entre recettes publiques, protection des joueurs, formalisation du secteur et viabilité économique des opérateurs.
Pour Sessanga, la réponse ne devrait pas résider dans une multiplication des taxes, mais dans une fiscalité cohérente, ciblée et économiquement soutenable.
