Kinshasa, 21 juillet 2026- Les services de sécurité du Haut-Katanga ont présenté ce mardi au gouverneur intérimaire, Martin Kazembe Shula, plusieurs présumés auteurs d’actes criminels et de violences, dont le superviseur filmé en train de passer à tabac un agent de sécurité à Kasumbalesa.
La cérémonie s’est déroulée au gouvernorat en présence de plusieurs membres du gouvernement provincial, notamment le ministre provincial de l’Intérieur, ainsi que des autorités judiciaires.
Cette présentation intervient au lendemain de l’arrestation du principal suspect, dont la vidéo montrant la violente agression d’un travailleur est devenue virale sur les réseaux sociaux. L’affaire a provoqué une vive émotion dans l’opinion publique.
Selon les services de sécurité, l’agent agressé est toujours en vie et bénéficie d’une prise en charge médicale, contrairement aux rumeurs annonçant son décès. Les premiers éléments de l’enquête indiquent que le suspect, superviseur au sein d’une société privée de gardiennage, a été interpellé après plusieurs heures de recherche
À ses côtés, un second agent de la même société a également été présenté. Celui-ci apparaît dans une autre vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, où il est filmé en train de fouetter un collègue.
Les autorités ont également présenté un homme arrêté sur l’axe routier de Kasumbalesa, soupçonné d’avoir volé un véhicule. Un autre groupe de trois présumés malfaiteurs, dont un ressortissant zambien, a été exhibé devant la presse.
Ils sont poursuivis pour leur implication présumée dans un réseau de vol de cathodes de cuivre, un phénomène qui préoccupe les autorités dans cette province minière.
Prenant la parole, le gouverneur intérimaire Martin Kazembe Shula a condamné avec fermeté les actes de violence commis contre les travailleurs et les autres faits criminels. Il a appelé la justice à agir avec rigueur et a souhaité que les différents dossiers soient examinés dans le cadre de procès publics et télévisés, afin que la population suive le déroulement de la procédure et que les auteurs répondent de leurs actes devant la loi.
