Kinshasa, 22 juillet 2026-L’opposant congolais Moïse Katumbi a dénoncé une série d’arrestations qu’il qualifie d’« arbitraires », accusant les autorités de chercher à « terroriser la population » dans un contexte de tensions politiques liées notamment au débat sur un éventuel changement de la Constitution.
Dans une déclaration rendue publique, le président du parti Ensemble pour la République a évoqué le cas de Costa Kasoya, un adolescent de 17 ans arrêté le 20 juillet à Kasenga.
Selon lui, le jeune homme aurait été interpellé après avoir filmé une vidéo de sensibilisation contre le changement de la Constitution, diffusée sur un écran géant.
Moïse Katumbi affirme que Costa Kasoya a été transféré dès le lendemain à l’auditorat militaire de Lubumbashi.
Il soutient que ses parents n’ont pas été autorisés à le voir et que les avocats mandatés pour assurer sa défense se sont vu refuser toute visite.
L’opposant établit également un parallèle avec d’autres dossiers qu’il juge préoccupants. Il cite notamment l’arrestation à Beni de Clovis Mutsuva, coordonnateur de la jeunesse de son parti, ainsi que celle du journaliste Stéphane Shisso.
Selon Katumbi, ce dernier aurait été enlevé le 28 décembre 2025 par l’auditorat militaire de Lubumbashi avant d’être transféré à la prison de Ndolo, où sa famille et ses avocats seraient toujours privés d’accès.
Estimant que ces arrestations traduisent une stratégie d’intimidation, Moïse Katumbi accuse les autorités de privilégier la répression au détriment de l’apaisement du climat politique.
L’ancien gouverneur du Katanga annonce par ailleurs son intention de saisir le Conseil des droits de l’homme des Nations unies et de mobiliser ses partenaires internationaux afin d’attirer l’attention sur ce qu’il considère comme des violations des droits fondamentaux. Il avertit enfin que « les responsables de tous les abus devront répondre de leurs actes ».
À ce stade, les autorités congolaises n’ont pas publiquement réagi à ces accusations.
