Kinshasa, 23 juillet 2026- Le parti d’opposition Ensemble pour la République estime qu’un dialogue national crédible ne peut aboutir sans la participation des groupes armés impliqués dans le conflit qui secoue l’est de la République démocratique du Congo.
S’exprimant au nom de sa formation politique, Christian Mwando Nsimba a défendu l’inclusion de l’AFC/M23 ainsi que d’autres mouvements rebelles dans les discussions envisagées pour rechercher une solution durable à la crise.
« Exclure ceux qui portent les armes, c’est bloquer la paix », a-t-il déclaré, soutenant que les principaux acteurs du conflit doivent être associés au processus afin de maximiser les chances d’un règlement politique.
Pour ce proche de Moise Katumbi, un dialogue limité aux seuls acteurs politiques et institutionnels risquerait de ne pas répondre aux véritables enjeux sécuritaires qui affectent plusieurs provinces de l’est du pays. Le parti considère que la recherche de la paix exige la participation de toutes les parties prenantes, y compris celles engagées dans les hostilités.
Cette position intervient alors que les débats se poursuivent autour des contours du dialogue national annoncé, notamment sur la composition des participants et les questions qui devront être inscrites à l’ordre du jour.
La proposition d’inclure l’AFC/M23 et les groupes armés devrait susciter de vives réactions au sein de la classe politique, certains acteurs estimant qu’une telle démarche est indispensable à la paix, tandis que d’autres y voient le risque de légitimer des mouvements accusés de déstabiliser le pays.
