Lubumbashi, 24 juillet 2026- La crise sociale s’aggrave à la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC). Selon plusieurs sources syndicales et des représentants des retraités, 4 151 agents admis à la retraite attendent toujours le paiement de leurs indemnités de fin de carrière, une situation qui alimente la précarité de milliers de familles et suscite de vives critiques contre la gestion de l’entreprise dirigée par le directeur général, Fabien Mutomb.
Des conducteurs de locomotives, techniciens, agents administratifs et autres employés ayant consacré plusieurs décennies au service de la compagnie affirment avoir quitté leurs fonctions sans percevoir les décomptes finals auxquels ils estiment avoir droit. Pour beaucoup, cette attente interminable transforme la retraite en une période d’incertitude et de détresse.
Sur le terrain, les conséquences sociales sont lourdes. Plusieurs retraités disent ne plus être en mesure de financer leurs soins médicaux, de subvenir aux besoins de leurs familles ou d’assurer la scolarité de leurs enfants et petits-enfants.
Des organisations de retraités rapportent également que certains anciens agents sont décédés sans avoir bénéficié de leurs indemnités de sortie, après des mois, voire des années d’attente.
Cette situation renforce les critiques visant la direction générale de la SNCC. Des syndicats estiment que le règlement des droits des retraités ne figure plus parmi les priorités de l’entreprise, alors que les annonces de modernisation du réseau ferroviaire se multiplient.
Pour eux, le maintien de plus de quatre mille anciens agents dans une telle précarité illustre l’ampleur de la crise sociale que traverse la société publique.
Les représentants des travailleurs rappellent que les indemnités de fin de carrière constituent un droit acquis et non une faveur. Ils appellent à un engagement immédiat des pouvoirs publics afin de débloquer les ressources nécessaires au paiement progressif des retraités.
Face à une crise qui ne cesse de s’enliser, les retraités demandent l’implication directe du gouvernement et du président de la République.
Ils estiment que la relance du transport ferroviaire ne pourra être crédible tant que des milliers d’anciens cheminots, qui ont contribué au fonctionnement de la SNCC pendant des années, continueront de vivre dans la misère en attendant le règlement de leurs droits.
