Kinshasa, 29 juillet 2026- Le gouvernement congolais affirme avoir franchi une étape importante dans la mise en œuvre de ses engagements sécuritaires en déployant deux bataillons des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, en vue de neutraliser les combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
L’annonce a été faite lors d’un briefing conjoint animé sur la RTNC par le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, et le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya. Le ministre a révélé que ces unités ont été déployées dès le mois de mars afin de préparer une éventuelle opération militaire contre les FDLR, après plusieurs mois de démarches de sensibilisation qui n’avaient pas produit les résultats escomptés.
Selon Floribert Anzuluni, cette présence militaire renforcée sur le terrain a contribué à accélérer les échanges avec les responsables politiques et militaires du mouvement armé. Ces discussions ont finalement débouché sur la signature d’un protocole portant sur la démilitarisation, le désarmement et le cantonnement des combattants concernés.
Le membre du gouvernement a toutefois précisé que Walikale demeure à ce jour la seule zone où la présence des FDLR est identifiée dans un espace sous contrôle effectif de l’État congolais. Il a souligné que cinq des six zones recensées comme abritant des éléments de ce groupe armé se trouvent actuellement dans des territoires contrôlés par l’AFC/M23 et les forces rwandaises.
Cette mise au point intervient dans le contexte de la mise en œuvre de l’accord de paix conclu à Washington entre la RDC et le Rwanda. Kinshasa entend démontrer sa volonté de respecter les engagements pris concernant la neutralisation des groupes armés opérant dans l’Est du pays, tout en rappelant les contraintes liées à la présence de certaines forces étrangères et rebelles dans plusieurs zones concernées.
À travers ce déploiement, le gouvernement congolais cherche à renforcer sa crédibilité dans le processus de paix en cours et à réaffirmer sa détermination à restaurer durablement la sécurité dans les provinces de l’Est, longtemps meurtries par les conflits armés.
