Kinshasa, 6 août 2026- À l’occasion de la commémoration du GENOCOST, célébrée le 2 août dernier, en République démocratique du Congo, l’avocat et président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, a appelé les autorités congolaises à traduire en justice les Congolais qu’il considère comme auteurs ou complices des crimes de masse commis dans l’est du pays.
Dans un message publié sur X anciennement Twitter, Jean-Claude Katende estime que les Congolais impliqués dans ces crimes, y compris ceux qui occupent actuellement des fonctions au Sénat, à l’Assemblée nationale ou au sein du Gouvernement, devraient être arrêtés et mis à la disposition de la justice.
« Les Congolais impliqués dans ces crimes qui sont au Sénat, à l’Assemblée nationale, au Gouvernement, doivent être arrêtés et mis à la disposition de la justice pour montrer que l’engagement des dirigeants congolais contre ces crimes est sans équivoque », a-t-il écrit.
Selon lui, la présence présumée d’auteurs ou de complices de ces crimes lors des cérémonies officielles du GENOCOST constitue « une insulte contre les victimes ».
« Quand nous voyons certains de ces Congolais (auteurs ou complices) qui participent aux cérémonies officielles liées au GENOCOST, c’est une insulte contre les victimes. Évitons la complaisance pour une question aussi sérieuse », a-t-il ajouté.
Le GENOCOST, célébré chaque 2 août, est une journée nationale de recueillement instituée par les autorités congolaises pour rendre hommage aux millions de victimes des massacres, des guerres d’agression et des violences perpétrées en République démocratique du Congo depuis les années 1990.
Cette commémoration vise également à sensibiliser l’opinion sur la nécessité de lutter contre l’impunité et d’obtenir la reconnaissance internationale de ces crimes.
