Kinshasa, 06 août 2026- Les cadres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Emmanuel Ramazani Shadary et Aubin Minaku Ndjalandjoko, ont été transférés à l’Auditorat général militaire de la République démocratique du Congo après plus de 200 jours de détention, selon des sources judiciaires.
Cette évolution marque une nouvelle étape dans le dossier impliquant les deux figures de premier plan de l’ancien régime de Joseph Kabila. Détenus depuis plusieurs mois dans des installations des services de sécurité, Emmanuel Shadary et Aubin Minaku sont désormais officiellement mis à la disposition de la justice militaire.
Ancien vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et candidat à l’élection présidentielle de 2018, Emmanuel Shadary figure parmi les personnalités les plus influentes du PPRD. De son côté, Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale et ancien secrétaire général de la Majorité présidentielle, demeure une figure emblématique de la scène politique congolaise.
Le transfert des deux responsables politiques intervient après une longue période de détention qui avait suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la société civile.
À plusieurs reprises, leurs proches, leurs avocats ainsi que les dirigeants du PPRD avaient dénoncé les conditions de leur détention et réclamé leur présentation devant les juridictions compétentes.
Pour l’heure, les motifs précis de leur transfert à l’Auditorat général militaire n’ont pas encore été officiellement communiqués. Les autorités judiciaires devraient toutefois clarifier dans les prochains jours les charges éventuelles retenues contre les deux personnalités ainsi que les suites de la procédure.
Au sein du PPRD, cette évolution est suivie avec une attention particulière. Plusieurs cadres du parti continuent de plaider pour le respect des droits de leurs compagnons politiques et l’application stricte des garanties prévues par la Constitution et les lois de la République.
Ce dossier, qui intervient dans un contexte politique marqué par les tensions entre le pouvoir en place et certaines figures de l’opposition, pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochaines heures avec l’ouverture éventuelle d’une procédure judiciaire formelle devant les instances compétentes.
En attendant une communication officielle des autorités, le transfert d’Emmanuel Shadary et d’Aubin Minaku à l’Auditorat général militaire constitue un tournant important dans une affaire qui continue d’alimenter le débat politique en République démocratique du Congo.
