Kinshasa, 12 août 2026- Une audience foraine visant à faire toute la lumière sur l’agression des « bâtisseurs » du Service national (SN) s’est ouverte mercredi à l’état-major du regroupement communal de Tshangu, dans la commune de N’djili, à l’est de Kinshasa.
Cette audience est conduite par les chefs de l’auditorat militaire, dans le cadre de la mission du Service national baptisée « Fini la récréation », qui vise notamment à contribuer à l’assainissement des grandes villes et à la réinsertion des jeunes autrefois impliqués dans le phénomène des bandes urbaines.
Selon la Task force présidentielle de salubrité de Kinshasa, les bâtisseurs ont été agressés alors qu’ils accomplissaient leur travail de terrain. La procédure judiciaire doit ainsi permettre d’établir les circonstances de cette agression, d’identifier les responsabilités et de déterminer les suites judiciaires à donner à cette affaire.
Le dossier intervient alors que les autorités congolaises ont intensifié, depuis plusieurs mois, les opérations de lutte contre l’insalubrité à Kinshasa.
Dans plusieurs communes de la capitale, des équipes mobilisées dans le cadre des opérations d’assainissement interviennent notamment dans le nettoyage des artères, l’évacuation des déchets et la libération de certains espaces occupés de manière anarchique.
Le Service national s’est également retrouvé au cœur de cette campagne, avec la mobilisation de ses « bâtisseurs », dont une partie est issue des anciens groupes de jeunes communément appelés « bandits urbains ».
Leur encadrement et leur implication dans les travaux d’intérêt collectif sont présentés par les autorités comme un moyen de transformer leur énergie en force de reconstruction et de salubrité publique.
La question de l’insalubrité demeure toutefois un défi majeur pour Kinshasa, confrontée à l’accumulation des déchets, aux caniveaux obstrués, aux dépôts sauvages et à l’occupation désordonnée de plusieurs espaces publics.
Les autorités ont, à plusieurs reprises, appelé la population à accompagner les opérations d’assainissement et à abandonner les pratiques favorisant la dégradation de l’environnement urbain.
L’ouverture de cette audience intervient ainsi dans un contexte où la protection des équipes engagées dans les opérations de salubrité constitue également un enjeu pour la poursuite de ces initiatives.
