Matadi, 12 août 2026- La Route nationale n°16, reliant notamment Kisantu à Lemfu, Nselo et Kibambi, dans le territoire de Madimba, se trouve dans un état de dégradation très avancée. L’axe, pourtant essentiel pour la circulation des personnes et l’évacuation des produits agricoles, est devenu particulièrement difficile à pratiquer, au point de rallonger considérablement les temps de trajet.
Beni Kisita Bernard, notable du Kongo-Central et secrétaire général adjoint du Parti de l’Unité nationale (PUNA), témoigne de la situation après un déplacement dans son village à l’occasion des obsèques de sa tante. Selon lui, la dégradation de la RN16 a atteint un niveau préoccupant.
Il compare notamment la situation actuelle à celle des années 2006-2008, lorsqu’un trajet entre Kinshasa et Kimpungi pouvait être effectué en environ six heures. Aujourd’hui, explique-t-il, son véhicule a mis près de six jours pour parcourir la seule portion comprise entre Kisantu et Lemfu, en raison de l’état de la route.
Cette situation constitue, selon ce notable, un véritable frein au développement du territoire de Madimba.
Dans une région où une grande partie de la population dépend de l’agriculture, les difficultés de circulation compliquent l’acheminement des récoltes vers les centres de consommation et réduisent les possibilités de commercialisation des produits.
L’état de la RN16 suscite d’autant plus d’interrogations que le Kongo-Central abrite plusieurs institutions nationales, notamment la Primature et la Banque centrale, ainsi que de nombreux responsables gouvernementaux.
Pour Beni Kisita Bernard, il est difficilement acceptable qu’une route aussi importante demeure dans un état aussi dégradé.
Face à cette situation, il en appelle directement au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’il présente comme familier de la mission de Lemfu.
Il lui demande de se rendre compte personnellement de l’état de cet axe et d’instruire une intervention urgente du gouvernement.
L’urgence est également liée à l’approche de la saison des pluies, annoncée dans environ quatre semaines. Une détérioration supplémentaire de la chaussée pourrait accentuer l’isolement de plusieurs localités et rendre encore plus difficile la circulation dans cette partie du Kongo-Central.
Pour les populations de Madimba, la revendication est simple : disposer d’une route praticable permettant de « travailler, produire et vivre dignement ».
