Kinshasa, 17 août 2026- La situation sécuritaire continue de se détériorer dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. De nouveaux bombardements attribués à la coalition AFC-M23-RDF ont été signalés ce lundi 17 août 2026 dans les localités de Musimbira et Nyamiri, situées dans le groupement Ufamandu Ier, en chefferie des Bahunde.
Selon des sources locales, les frappes sont intervenues aux alentours de 11 heures. Plusieurs obus se seraient abattus sur des zones habitées, causant des victimes parmi les populations civiles. Le bilan exact n’était pas encore disponible au moment de la rédaction de cet article.
Ces nouvelles attaques surviennent moins de vingt-quatre heures après d’autres bombardements rapportés dimanche sur les collines de Kihinga et Malumba, dans la même région. Les habitants dénoncent une recrudescence des violences malgré les multiples appels au respect du cessez-le-feu.
Parallèlement aux bombardements, des affrontements opposent les combattants de l’AFC-M23-RDF aux groupes d’autodéfense Wazalendo.
Les échanges de tirs et les détonations d’armes lourdes ont provoqué un nouveau mouvement de populations. Craignant pour leur sécurité, plusieurs familles ont abandonné leurs villages pour trouver refuge dans des zones jugées plus sûres, notamment dans le groupement Walowa Loanda, en territoire voisin de Walikale.
Cette nouvelle vague de déplacements fait craindre une aggravation de la crise humanitaire dans une province déjà éprouvée par des années de conflit. Les besoins en assistance, en nourriture et en soins médicaux risquent de s’accentuer dans les jours à venir.
Ces bombardements interviennent alors qu’une importante délégation des Nations unies a récemment atterri à Goma dans le cadre de la surveillance du cessez-le-feu et de l’évaluation de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
La reprise des hostilités sur le terrain soulève des interrogations sur l’efficacité des mécanismes de contrôle mis en place et sur la volonté des belligérants de respecter leurs engagements.
Au-delà de ces nouveaux incidents, la question du respect du cessez-le-feu demeure plus que jamais au cœur des préoccupations des populations civiles, premières victimes d’un conflit qui continue de faire des morts, des blessés et des déplacés dans l’est du pays.
