Kinshasa, 12 août 2026 – Les préparatifs du futur dialogue national voulu par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, franchissent une nouvelle étape. Selon des informations rapportées par Jeune Afrique, le chef de l’État a réuni, le 8 août dernier, plusieurs personnalités politiques et religieuses afin de définir les contours des prochaines assises nationales.
Parmi les participants à cette rencontre figuraient des représentants des Églises ainsi qu’Anthony Nkinzo, directeur de cabinet du président de la République, le ministre de la Communication et Médias Patrick Muyaya, et Fortunat Biselele. Cette réunion aurait permis d’examiner les modalités d’organisation du dialogue et les mécanismes devant garantir son bon déroulement.
D’après les mêmes sources, une commission discrète travaille déjà à la préparation de ces assises. Elle serait composée notamment de Jean-Charles Okoto, Adolphe Lumanu, l’abbé Théo, Wivine Moleka et Samy Badibanga. Cette équipe serait chargée d’élaborer les bases organisationnelles et les orientations stratégiques du processus.
Le projet porterait le nom de « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ». Les autorités entendent en faire un cadre de concertation destiné à renforcer l’unité nationale, consolider la paix et réfléchir aux réformes institutionnelles nécessaires au développement du pays.
Selon les informations disponibles, Félix Tshisekedi devrait prochainement s’adresser à la Nation afin de convoquer officiellement ces assises. Un comité de pilotage ainsi qu’une commission préparatoire devraient ensuite être mis en place pour coordonner les travaux.
Les Églises devraient jouer un rôle central dans ce processus, avec l’appui envisagé d’un médiateur international. Toutefois, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC) auraient déjà exprimé certaines réserves concernant le format proposé, soulignant la nécessité de garantir l’inclusivité, la transparence et la crédibilité du dialogue.
Alors que le pays fait face à de nombreux défis sécuritaires, politiques et sociaux, ce projet de dialogue national est présenté par ses promoteurs comme une opportunité de renforcer la cohésion nationale et de favoriser un consensus autour des grandes questions d’intérêt national.
