Kinshasa, 19 août 2026- La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka a présidé une réunion de l’équipe nationale de riposte à l’épidémie d’Ebola afin d’évaluer la situation et d’examiner de nouvelles mesures destinées à contenir la maladie à virus Bundibugyo en République démocratique du Congo.
Au cours des échanges, plusieurs options ont été mises sur la table, notamment le renforcement des capacités médicales, l’amélioration de la prise en charge salariale des prestataires engagés dans la riposte ainsi que l’intensification de la lutte contre l’infodémie, considérée comme un obstacle majeur aux efforts de sensibilisation et de prévention.
Les autorités étudient également l’utilisation de deux vaccins spécifiques contre la souche Bundibugyo ainsi que le recours à des traitements antiviraux pour renforcer l’arsenal thérapeutique face à l’épidémie.
Concernant la situation dans la capitale, le gouvernement se veut rassurant. Aucun cas n’a été enregistré à Kinshasa jusqu’à présent. Toutefois, les dispositifs de surveillance ont été renforcés, notamment le long du fleuve Congo, où un poste sanitaire a été installé à environ 65 kilomètres de la ville afin de détecter rapidement tout risque d’introduction du virus.
Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, a souligné que la capitale demeure épargnée par l’épidémie.
« Nous avons montré jusque-là qu’il y a zéro cas à Kinshasa », a-t-il déclaré, tout en appelant à renforcer sérieusement les mesures de prévention pour empêcher l’arrivée du virus dans la métropole de plus de quinze millions d’habitants.
Alors que l’Organisation mondiale de la santé maintient l’épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale, les autorités congolaises multiplient les initiatives pour protéger les populations et éviter l’extension de la maladie vers les grands centres urbains du pays.
