Kinshasa, 24 août 2026- Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, est monté au créneau pour défendre la communauté Banyamulenge, en réaction aux récentes déclarations attribuées à l’opposant Martin Fayulu.
Dans une sortie remarquée, le responsable du parti présidentiel a dénoncé ce qu’il considère comme des discours de stigmatisation visant une partie de la population congolaise.
« Les politiciens qui vous disent que les Banyamulenge ne sont pas Congolais sont des menteurs. Comment peut-on prétendre diriger ce pays quand on a une dent contre toute une communauté ? Est-ce normal ? », a déclaré Augustin Kabuya, s’interrogeant sur la légitimité de tout discours politique fondé sur l’exclusion ou la remise en cause de la nationalité d’un groupe de citoyens.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les questions liées à l’identité nationale, à la citoyenneté et au vivre-ensemble demeurent particulièrement sensibles en République démocratique du Congo. Les Banyamulenge, communauté établie principalement dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, se retrouvent régulièrement au centre de débats politiques et sécuritaires qui alimentent de vives controverses à travers le pays.
Par ses propos, Augustin Kabuya a plaidé pour une approche inclusive de la nation congolaise, estimant qu’aucune communauté ne devrait être ciblée ou exclue du débat national sur la base de son origine. Le secrétaire général de l’UDPS a également mis en garde contre les discours susceptibles d’accentuer les divisions au sein de la société congolaise.
De leur côté, les déclarations attribuées à Martin Fayulu continuent de susciter de nombreuses réactions dans la classe politique et au sein de l’opinion publique. Les échanges autour de cette question illustrent une nouvelle fois la sensibilité des enjeux identitaires dans un pays confronté depuis plusieurs décennies à des tensions communautaires et à des conflits armés dans sa partie orientale.
Au-delà de cette polémique, la question de la cohésion nationale, de la reconnaissance de toutes les composantes de la nation et du renforcement du vivre-ensemble reste au cœur des préoccupations en RDC, alors que plusieurs acteurs politiques appellent à privilégier le dialogue et l’unité face aux défis auxquels le pays est confronté.
