Goma, 25 septembre 2026- Une accalmie est observée ce vendredi dans plusieurs localités du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, après les affrontements enregistrés jeudi entre les combattants de l’AFC/M23 et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Wazalendo.
Cette accalmie reste toutefois fragile, alors que de nouveaux combats ont été signalés à l’aube à Muhororo, dans la profondeur de Remeka.
Selon des sources locales, les affrontements de jeudi ont notamment concerné Mukohwa, Mirindano et Ndete. Des tirs d’armes lourdes et légères y ont été entendus pendant plusieurs heures, provoquant un mouvement de panique parmi les habitants.
Ces localités sont situées dans une zone régulièrement affectée par les affrontements entre les forces gouvernementales et les combattants de l’AFC/M23.
Ce vendredi matin, aucun nouveau tir n’aurait été entendu à Mukohwa, Mirindano et Ndete, selon les mêmes sources. La situation demeure néanmoins volatile et les informations disponibles ne permettent pas de déterminer avec certitude les positions actuelles des différents belligérants ni le contrôle effectif de chacune de ces localités.
À Muhororo, une attaque a en revanche été signalée vers 3 heures du matin. Une source locale affirme que des combattants de l’AFC/M23 ont attaqué des positions tenues par les Wazalendo.
D’après cette source, le village serait passé sous le contrôle du mouvement rebelle, tandis que Remeka resterait sous contrôle des Wazalendo.
Une autre source indépendante dans la région rapporte que les Wazalendo auraient sollicité un appui aérien auprès de la hiérarchie des FARDC afin de contenir l’avancée des combattants de l’AFC/M23 et de renforcer la protection des populations dans les villages environnants. Cette demande n’aurait, selon cette source, pas encore reçu de réponse.
Ces développements interviennent alors que plusieurs zones du territoire de Masisi restent exposées aux déplacements de populations et aux conséquences des affrontements armés. L’évolution de la situation à Muhororo, Remeka et dans les localités voisines demeure donc suivie avec attention.
