Kinshasa, 16 octobre 2026- Le gouvernement congolais annonce la suspension des activités de 13 partis politiques en République démocratique du Congo (RDC), dont le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), de l’ancien président Joseph Kabila.
Cette mesure est contenue dans une décision officielle datée du 15 octobre 2026, adressé aux gouverneurs de provinces par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemin Shabani Lukoo Bihango.
Outre le PPRD, la mesure concerne douze autres formations politiques, à savoir la Ligue des démocrates pour le progrès (LGD), associée à Matata Ponyo ; PISTE-E, de Seth Kikuni ; l’Alliance pour l’alternance et le progrès (AAP), de Théophile Bemba Fundu ; l’UDA Originelle, de Claudel Lubaya ; le Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR), de Jean-Claude Vuemba ; l’Alliance des travailleurs pour le développement (ATD), de Jean-Baptiste Makila Sumanda ; le PNEC, de Michel Mwika Banza ; le Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), de Franck Diongo ; l’Union des patriotes congolais (UPC), de Thomas Lubanga ; l’Alliance des démocrates congolais pour le changement (ADCP), de Corneille Nangaa ; la COFEDEC, de Fidèle Tshipasa Kahindo ; et l’Alliance pour l’alternance et la République (AARC), d’Élisée Minembwe.
Dans son message aux gouverneurs, le ministre de l’Intérieur demande la mise en œuvre de cette mesure sur l’ensemble du territoire national. Les autorités provinciales sont ainsi appelées à veiller à son application dans leurs juridictions respectives.
Cette décision est prise après le lancement du Front pour la refondation de la nation (FRN) par Joseph Kabila, un mouvement présenté comme une nouvelle plateforme politico-militaire et dont les dirigeants sont associés à la contestation du pouvoir de Kinshasa.
