Kinshasa, 20 octobre 2026- Le président du Forum national de la jeunesse (FNJ), Patrick Katengo, salue la démarche de deux eurodéputés qui appellent l’Union européenne à prendre des sanctions contre l’ancien président congolais Joseph Kabila et des responsables rwandais accusés de soutenir le M23.
Il soutient cette initiative et estime que la responsabilité présumée de l’ancien chef de l’État dans la crise sécuritaire en République démocratique du Congo doit faire l’objet de mesures internationales.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement politico-militaire associé à Joseph Kabila et à la rébellion de l’AFC-M23.
Les eurodéputés Elio Di Rupo et Hilde Vautmans demandent à l’Union européenne de traduire ses prises de position en mesures concrètes, notamment par des sanctions ciblées contre les acteurs qu’ils tiennent pour responsables de la déstabilisation de l’Est de la RDC.
Patrick Katengo s’inscrit ainsi dans la ligne de ses précédentes prises de position contre le FRN. Le président du FNJ avait déjà appelé les jeunes Congolais à ne pas rejoindre ce mouvement et exhorté les responsables politiques proches de Joseph Kabila à prendre leurs distances avec cette initiative. Il avait également dénoncé ce qu’il considère comme une menace pour la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale du pays.
Pour Katengo, l’appel des parlementaires européens ouvre la voie à une pression diplomatique accrue sur les responsables présumés de la crise. Il soutient que Joseph Kabila doit être visé par des sanctions si les responsabilités qui lui sont imputées sont établies, dans le cadre des procédures applicables.
L’appel des deux eurodéputés ne constitue toutefois pas une décision de sanction de l’Union européenne. Toute nouvelle mesure doit encore suivre les procédures institutionnelles européennes. La démarche relance néanmoins le débat sur la réponse internationale à la crise sécuritaire dans l’Est congolais et sur les moyens de faire respecter la souveraineté de la RDC.
