Kinshasa, 26 octobre 2026- Le président de la République, Félix Tshisekedi, a fait de la cybersécurité un « impératif de sécurité nationale » et instruit le gouvernement de renforcer la protection des systèmes informatiques de l’État.
Cette orientation a été évoquée lors du Conseil des ministres du vendredi 23 octobre 2026, à la suite de récentes alertes internationales faisant état de vulnérabilités critiques dans les systèmes d’information publics.
Selon le compte-rendu officiel, les autorités congolaises considèrent ces failles comme une menace potentielle pour la sécurité nationale, notamment en raison des risques d’espionnage, de cyberattaques et de sabotage des infrastructures numériques stratégiques.
Pour faire face à ces menaces, le ministre des Postes et Télécommunications est chargé de coordonner, avec le ministre de l’Économie numérique, un audit de sécurité des infrastructures numériques publiques. Cette démarche vise à évaluer le niveau de protection des systèmes informatiques de l’État et à identifier les éventuelles vulnérabilités nécessitant des mesures correctives.
La responsabilité de la sécurisation des systèmes sensibles est également confiée aux ministres de l’Intérieur et de la Défense. En collaboration avec les services de renseignement, ils devront renforcer les dispositifs de protection des infrastructures relevant de leurs secteurs respectifs.
De son côté, le ministre des Finances, en concertation avec la Banque centrale du Congo (BCC), devra veiller à la sécurisation des plateformes de gestion des finances publiques et des systèmes de paiement. Ces infrastructures revêtent un caractère stratégique en raison de leur rôle dans le fonctionnement de l’administration et des opérations financières du pays.
Toutefois, le compte-rendu du Conseil des ministres ne précise ni la nature exacte des alertes internationales évoquées ni leur origine. Les mesures annoncées traduisent néanmoins la volonté des autorités de renforcer la sécurité numérique des institutions publiques face aux risques croissants liés aux cybermenaces.
