Kinshasa, 27 octobre 2026 – Le cardinal Fridolin Ambongo a dénoncé, lundi 26 octobre, le blocage du dialogue national en République démocratique du Congo, appelant les autorités congolaises à privilégier une démarche inclusive pour parvenir à une paix durable, notamment dans l’Est du pays.
Prenant la parole à Assise, en Italie, lors de la rencontre interreligieuse organisée par la Communauté de Sant’Egidio, l’archevêque de Kinshasa a regretté que le processus de dialogue, auquel les confessions religieuses avaient accepté de contribuer, soit aujourd’hui paralysé par des préalables, des lignes rouges et des exclusions établies à l’avance.
« Un dialogue qui exclut ceux avec qui l’on est en guerre n’est pas un dialogue : c’est un monologue », a déclaré le prélat, mettant en garde contre une approche qui écarterait certains acteurs du processus de recherche de la paix.
Pour le cardinal Ambongo, la seule réponse militaire ne saurait suffire à mettre fin à l’insécurité qui persiste dans l’Est de la RDC. Il a ainsi appelé les dirigeants congolais et ceux de la région des Grands Lacs à relancer le dialogue sans exclusion, afin de rechercher une solution durable aux conflits qui déstabilisent la région.
Au-delà des responsabilités nationales et régionales, l’archevêque de Kinshasa a également interpellé la communauté internationale sur le rôle du commerce des minerais dans la prolongation des conflits. Il l’a exhortée à ne plus fermer les yeux sur les circuits d’exploitation et de commercialisation des ressources naturelles qui alimentent la guerre.
À Assise, le cardinal Ambongo a ainsi défendu la nécessité d’une démarche politique et diplomatique complémentaire aux efforts militaires, fondée sur l’inclusion des parties concernées et la recherche d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.
