Kinshasa, 27 octobre 2026- Dans sa déclaration finale publiée à l’issue de son conclave tenu à Rome, en Italie, du 25 au 27 octobre 2026, la Coalition Article 64 (C64) a condamné le recours aux armes pour conquérir ou conserver le pouvoir en République démocratique du Congo (RDC), sans toutefois citer nommément le Front pour la refondation de la nation (FRN) créé par l’ancien président de la République, Joseph Kabila.
Alors que les débats politiques en RDC sont également marqués par les positions de l’ancien chef de l’État et les activités attribuées au FRN, la coalition a choisi de formuler une condamnation de principe visant aussi bien les autorités en place que les mouvements armés.
Dans son communiqué final, elle affirme vouloir appliquer les mêmes exigences constitutionnelles à tous les acteurs qui participent à la crise politique et sécuritaire du pays.
« Fidèle à l’article 64 de la Constitution, la C64 oppose la même exigence constitutionnelle au pouvoir et aux mouvements armés », indique la déclaration, qui condamne également « avec la même fermeté le recours aux armes pour conquérir le pouvoir et s’installer ».
Cette formulation ne désigne aucun mouvement armé en particulier et ne contient pas de critique nominative contre Joseph Kabila ou le FRN. La coalition privilégie plutôt une approche générale fondée sur le respect de la Constitution, l’intégrité territoriale et le rejet de toute conquête du pouvoir par la force.
À travers cette position, la C64 entend rappeler que les exigences constitutionnelles doivent s’imposer à tous les acteurs politiques, indépendamment de leurs affiliations ou de leurs objectifs. Elle rejette ainsi toute tentative de prise ou de conservation du pouvoir en dehors du cadre légal, tout en condamnant les violences armées et les risques de balkanisation du territoire national.
L’absence de référence explicite au FRN constitue un élément notable de cette déclaration, dans la mesure où la coalition aurait pu désigner directement ces acteurs si elle avait voulu les prendre spécifiquement pour cible. Le texte disponible ne permet toutefois pas d’établir les raisons de ce choix rédactionnel.
La C64 a choisi de mettre en avant un principe général plutôt que de formuler une accusation particulière contre l’ancien président et le FRN. Sa déclaration place sur un même terrain de responsabilité constitutionnelle les autorités qui exercent le pouvoir et les mouvements armés qui cherchent à le conquérir par la force.
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