Kinshasa, 29 octobre 2026- Après l’annonce de nouvelles sanctions américaines contre Kigali, Lambert Mende estime que ces mesures pourraient mettre en lumière les enjeux politiques et militaires liés au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
L’ancien ministre de la Communication a également évoqué le rôle qu’il attribue à l’ancien président congolais Joseph Kabila dans la stratégie rwandaise.
« Les nouvelles sanctions américaines contre Kigali tombent à point nommé. Le président Kagame découvre que même en utilisant l’ex-président J. Kabila pour “congoliser” l’agression militaire du Rwanda contre la RDC, on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps », a déclaré Lambert Mende.
À travers cette déclaration, l’ancien ministre accuse le président rwandais Paul Kagame de chercher à présenter le conflit comme une crise essentiellement interne à la RDC, en s’appuyant, selon lui, sur Joseph Kabila. Il considère ainsi que les sanctions américaines constituent un signal dans les rapports entre Kigali et la communauté internationale.
Les autorités rwandaises ont, de leur côté, contesté les accusations de Kinshasa concernant leur implication dans le conflit. La question du soutien présumé de Kigali aux rebelles de l’AFC/M23 demeure au cœur des tensions diplomatiques entre les deux pays.
Pour rappel, les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions visant le ministère rwandais de la Défense ainsi qu’une institution financière rwandaise, en raison de leur implication présumée dans le soutien à la rébellion de l’AFC/M23 dans l’est de la RDC. Ces mesures visent à accroître la pression sur Kigali face aux accusations liées à la dégradation de la situation sécuritaire dans cette partie du territoire congolais.
