Kinshasa, 27 octobre 2026- L’opposant Prince Epenge, président de l’Action pour la démocratie et le développement au Congo (ADD Congo) et porte-parole de la coalition Lamuka, a été transféré lundi 26 octobre au parquet de grande instance de Kinshasa-Gombe.
Il est poursuivi pour « propagation de faux bruits » en lien avec ses déclarations sur la mort de Manassé Lomboto, militant et chargé de sécurité de son parti.
L’opposant a été interpellé dimanche 25 octobre à l’aéroport international de N’djili, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour Rome, où se tient le conclave de la Coalition Article 64 (C64).
Selon des informations rapportées, son passeport a été retenu par les services de migration. Alors que Martin Fayulu et Jean-Baptiste Kasekwa ont pu récupérer leurs documents et voyager, Prince Epenge a été maintenu sur place avant d’être emmené par des agents de renseignement.
D’après Devos Kitoko, secrétaire général de l’ECiDé, les téléphones de l’opposant lui ont été retirés avant son transfert vers une destination inconnue. Son entourage a ensuite indiqué qu’il était détenu au Conseil national de cyberdéfense (CNC).
D’après les mêmes sources, les poursuites seraient liées aux déclarations de Prince Epenge présentant comme un assassinat la mort de Manassé Lomboto. L’opposition dénonce cette procédure et réclame que les circonstances du décès soient établies.
Pour rappel, Manassé Lomboto est décédé après les violences survenues en marge d’une marche de la C64 organisée le 15 septembre à Kinshasa.
