Kinshasa, 31 octobre 2026- La coalition d’opposition LAMUKA exige la libération « immédiate et sans condition » de son porte-parole, Prince Epenge Wemakoko, poursuivi par la justice congolaise dans le dossier de la mort de Manassé Lomboto, militant de l’ADD Congo décédé à la suite des violences survenues lors de la marche de l’opposition du 15 septembre dernier à Kinshasa.
Dans une déclaration signée vendredi 30 octobre par son premier vice-président, Jean-Félix Senga, la coalition dénonce ce qu’elle considère comme un « renversement des responsabilités ». Elle réclame que les circonstances de la mort de Manassé Lomboto soient établies et que les responsabilités soient recherchées, notamment celles qu’elle impute au secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya.
Prince Epenge a été interpellé le dimanche 25 octobre à l’aéroport international de N’Djili, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour Rome, en Italie, afin de participer au conclave de la Coalition Article 64 (C64). Après avoir passé 48 heures dans les locaux du Conseil national de cyberdéfense (CNC), il a été transféré au parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe.
Le président de l’ADD Congo est poursuivi pour propagation de faux bruits, en lien avec ses déclarations sur la mort de Manassé Lomboto, responsable de la sécurité de son parti. Le 27 octobre, il avait été placé sous mandat d’arrêt provisoire.
L’affaire remonte à la marche organisée le 15 septembre par la C64 contre toute initiative de modification ou de changement de la Constitution. Des violences avaient éclaté à Limete, notamment aux environs des 10e et 11e rues, faisant plusieurs blessés et coûtant la vie à Manassé Lomboto, âgé de 25 ans.
Dans un rapport publié le 6 octobre, la C64 avait directement mis en cause des éléments de la Force du progrès, qu’elle accuse d’avoir agi sous les ordres d’Augustin Kabuya. Des accusations que le secrétaire général de l’UDPS avait contestées, en appelant à une confrontation des preuves devant la justice.
La dépouille de Manassé Lomboto est, par ailleurs, maintenue à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire dans l’attente des conclusions des enquêtes judiciaires sur les circonstances de son décès. La C64 et les responsables de l’opposition réclament que les responsabilités soient établies.
